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Mardi 27 novembre 2007 2 27 11 2007 11:21
    Je suis tombé par hasard sur un article du  Monde surprenant par sa justesse et qui ne mache pas ses mots sur la politique de l'ex  ministre de l'intérieur, actuel président de la république. Des journalistes qui en ont c'est super ! Que néni, sans  juger le travail des journalistes du Monde(.fr) , l'article est l'oeuvre de trois maires de région parisienne (Clichy-sous-Bois, Sevran et Sarcelles) qui tirent la sonette d'alarme, à moins que ce ne soit le glas...

    Il est urgent que les politiques prennent consience que nous sommes tous assis sur la poudrière, eux y compris, et que la prochaine fois ça pourrait bien ne pas se limite à un "feu d'artifices". Les élus qui s'expriment sont au plus près de la moisissure qui ronge les banlieues et qui s'appelle abandon. Si on ne tient pas compte de leur appel, c'est un délit de non assistance caractérisé.   

Ca n'est pas dans mes habitudes, mais en voici une copie intégrale tant il est intéressant de le lire dans sa totalité :

A l'automne 2005, sur fond d'images de quartiers en flammes, l'ensemble de la classe politique semble prendre enfin conscience du malaise des banlieues. Les émeutes s'accompagnent alors d'un cortège de discours sur les décisions à prendre. Mais avec l'extinction des flammes, un voile est retombé sur nos villes et deux ans plus tard, non seulement les choses n'ont pas changé, mais elles empirent.

Face au défi, confronté aux inégalités de plus en plus fortes entre les territoires, le gouvernement répond par des dotations toujours plus réduites et inégales. Pour preuve, la loi de programmation de la cohésion sociale prévoyait une augmentation de 120 millions par an jusqu'en 2009 de la dotation de solidarité urbaine (DSU), pour venir en aide aux villes en difficulté. Or la commission des finances de l'Assemblée vient d'annoncer une diminution de 30 millions d'euros de la DSU. Tant pis pour les villes qui comptaient dessus et qui ont engagé des actions. Elles n'auront qu'à gérer encore et encore la pénurie, et faire face à des charges de plus en plus lourdes.

Cela ne peut plus durer. Le temps des diagnostics, des analyses et de la compassion est terminé. Aujourd'hui, il est impératif d'agir, et d'agir vite. Des solutions simples et efficaces sont rapidement réalisables, au premier rang desquelles une réforme de la fiscalité locale.

Malgré l'opiniâtreté des élus de terrain et du monde associatif, la situation ne cesse de se dégrader. Tous les indicateurs sont à la hausse, précarité, chômage, misère, violence… l'économie parallèle gangrène des quartiers entiers où les habitants subissent les règles d'un libéralisme sauvage qui se traduit par le règne de la loi du plus fort ; l'usage de la violence se banalise, les liens sociaux se délitent et les populations confrontées à un sentiment d'abandon ont tendance à se replier sur elles-mêmes.

DROIT COMMUN

Cette situation est le résultat de l'échec de la politique menée depuis de trop nombreuses années. L'ancien ministre de l'intérieur, aujourd'hui président de la République, n'a réussi, avec ses déclarations guerrières, ni à faire reculer l'insécurité ni à rétablir l'égalité républicaine. Nous n'acceptons plus que l'Etat valide les inégalités.

Il faut impérativement en finir avec la vision à court terme qui conditionne les réponses du gouvernement. Nous ne voulons pas d'un énième plan banlieue qui traite systématiquement nos problèmes à l'aune de l'exception. Nous voulons que nos villes – à l'instar du reste du territoire – soient traitées selon le droit commun.

L'insécurité est le résultat d'une politique globale qui, par l'insécurité sociale, l'accroissement de la précarité et des inégalités, conduit à la déstructuration des règles collectives et contribue à faire naître les ghettos de demain. Notre société est de plus en plus marquée par l'individualisme, la débrouillardise et la vénération sans limite de l'argent-roi au détriment de tout ce qui fait l'intérêt collectif.

Tout contribue à fragiliser l'ensemble de la société : disparition de la mixité sociale dans les quartiers d'habitat collectif, diminution drastique des moyens consacrés au volet social (dans la prévention, dans la recherche d'emploi, etc.), généralisation des emplois précaires, enclavement de ces quartiers.

Nous devons clairement poser la question du rôle régulateur de l'Etat. Le processus actuel qui conduit l'Etat à se retirer progressivement des dispositifs d'aide anéantit les garanties et laisse la nécessaire entraide dépendre du bon vouloir de ceux qui en ont à la fois l'envie et les moyens.

Le temps presse. Nous devons, en agissant sur l'ensemble de ces leviers, rétablir les fondements de la République : la sécurité et l'égalité de tous partout sur le territoire. Pour faire entendre la voix de la banlieue et parce que nous refusons d'attendre qu'une nouvelle catastrophe se produise pour que les choses bougent enfin, nos communes (nos mairies) agiront afin d'obliger l'Etat à ouvrir le dossier des banlieues non comme un dossier à part mais comme un miroir de ce que pourrait devenir la France de demain.


Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, Stéphane Gatignon, maire de Sevran, François Puponni, maire de Sarcelles.
Par Varg Veum
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 16:50
Comment se fait-il que  les intêrets de la santé publique passent toujours après celui des industriels ?
Vous connaissez la réponse au fond de vous mêmes...


C'est que l'argent pèse aussi lourd dans la balance qu'un car d'enfants obèses ! Qu'une alimentation déséquilibrée soit néfaste à la santé, peu importe... Les JTs ont beau relever l'augmentation inquiétante de l'obésité infantile, quand ils en citent les causes, c'est la faute aux parents qui laissent les bambins s'alimenter par caprice avec n'importe quoi, au modèle familial qui fout le camp, aux aliments trop riches en sucres et en graisses, ... mais surtout pas aux pubs qui vendent ces produits.

Après tout, c'est une industrie comme une autre, qu'elle rende malade ou pas, pas touche car déjà que l'économie va mal on ne va pas mettre aux industriels de l'agroalimentaire des battons dans les roues non ?
Des associations (UFC que choisir en tête) tentent bien de faire plier le colosse par des requêtes très légitimes (interdiction de la publicité ciblant les enfants pour vendre du sucre et du gras pendant les programmes télévisés qui leurs sont destinés en particulier) il y a peu de chances que ça aille très loin.
Pourquoi ? Car dès le départ les dés sont pipés : un patron de groupe agroalimentaire peut moucher en public et devant des caméras le ministre de la santé (Mr Bertrand en l'occurrence) sans craindre quoi que ce soit !
Et oui, on n'a vraiment plus rien à envier aux USA, même le pire. Je parie que vous n'aurez pas souvent vu rire plus jaune que celui de ce pauvre Xavier Bertrand.


Pas de quoi s'étonner après, si vouloir protéger la santé des enfants c'est  "ne pas les laisser en paix".

Après tout si les gamins mangent n'importe quoi, ça n'est pas parce qu'on les matraque de marques, c'est la faute aux parents... salauds de gauchistes.

Edit (09/02/2008) :

Le sujet commençant à faire du bruit, Roselyne Bachelot nous a gratifié d'un bel effet d'annonce à la sauce Sarkozy : les industriels sont "incités" à coopérer en retirant les publicités pour les produits trop gras ou sucrés des émissions à destination des enfants, et les confiseries des caisses des supermarchés... sinon Roselyne se fachera  et elle prendra des mesures "contraignantes" ! Tremblez industriels.
C'est sûr qu'avec ça les choses vont bouger.

Par Varg Veum
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 03 2008 16:08
Source : Lemonde.fr du  6 mars 2008

A force d'expulser pour faire du chiffre, ce qui devait arriver a fini par arriver : un des pays cibles de cette politique de l'expulsion optimale a fini par prendre à juste titre la mouche et a renvoyé la balle... Cocasse ? En partie oui, mais aussi inquiétant !

Le ministre de l'intérieur Gabonais André Mba Obame a fait part dans un communique de son indignation suite à l'expulsion du territoire français de deux gabonais sans concertation avec les services de leur pays comme c'était le cas auparavant. L'un d'eux, père d'un enfant de 4 ans, titulaire d'un Master en ressources humaines visait un emploi en CDI ainsi qu'un doctorat dans le privé, on ne peut pas dire donc qu'il refusait de s'intégrer. Quand au second cas, il s'agit d'une étudiante de 29 ans qui a été expulsée au motif  "qu'elle n'était pas assez sérieuse dans ses études" (7e année de licence). 

Du coup le gouvernement gabonais passablement irrité et on le comprend a décidé d'expulser les ressortissants français ne disposant pas de visa sur leur territoire, ce qui représenterait 5 à10% des 10.000 français résidant au Gabon. Et oui, il y a aussi des français en situation irrégulière en Afrique ! Ils y vivent, y travaillent, en tirent des avantages, et ce sans faire l'effort d'intégration qu'on exige des ressortissants africains en France. Après tout ça serait la moindre des choses que le gouvernement gabonais soit aussi strict avec les ressortissants français. D'ailleurs La menace a déjà été mise à exécution, un cadre français du secteur pétrolier en a fait les frais. Un salarié d'une entreprise pétrolière qui s'enrichit à bon coût en Afrique,  tout un symbole...

Si le  choix des critères justifiant l'expulsion est une chose, il est un débat très important également, celui du changement d'attitude flagrant qui filtre à travers ces faits : on cire les pompes d'un côté à des dictateurs notoires, et de l'autre on considère certains pays comme indignes d'intéret (sauf pour nos entreprises bien sûr). A quel prétexte ? de quel droit ? et surtout : A  QUEL PRIX DANS ES RELATIONS DE LA FRANCE AVEC L'AFRIQUE ?

C'est vrai qu'il restait quelques pays d'Afrique avec lesquels nous étions en assez bon rapport. C'est en voie d'expulsion ça aussi ?
Par Varg Veum
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 03 2008 16:24
Source : Lemonde.fr  du 6 mars 2008 / Lemonde.fr  du 6 mars 2008

- Anne, grand-mère Anne, ne voit tu rien venir ?
- Non, je ne vois que l'inflation qui influe, et la retraite qui dévalue...


L'inflation a augmenté de 2.6 % et la réévaluation des retraites au 1er janvier n'a été que de 1,1%.
En France, 600.000 retraités sur les 13.5 millions existant touchent le minimum retraite, vous ne le savez peut être pas mais ce minimum est de ... 628euros par mois. Environ le loyer d'un studio à Paris.

Selon la CGT, la paupérisation des retraités, qui est déjà bien établie, touche en particulier les femmes : un tiers toucherait moins de 700 euros par mois, la moitié moins de 900. Forcément, elles ont travaillé dans l'ensemble moins que les hommes, il faut bien s'occuper des enfants. Quand on sait que les femmes vivent plus longtemps et donc sont statistiquement plus nombreuses parmis les retraités c'est un bien triste tableau. La France n'est pas capable de prendre en charge ses personnes âgées, le pouvoir d'achat diminue, alors comment feront les enfants et petits enfants pour la garde et les soins que les personnes âgées ne peuvent déjà que difficilement payer ? Comment une fois que le patrimoine aura fondu comme neige au soleil de génération en génération, trouvera-t-on les moyens d'être dignes avec nos aïeux ?

Exemple : ma mère sera bientôt à la retraite. Elle a élevé ses enfants, mais néanmoins a travaillée, seulement pas assez, donc minimum retraite. Elle n'est pas propriétaire de son logement. La conjoncture actuelle ne permet pas à moi et ma compagne de devenir propriétaire malgré que nous sommes en CDI et pas au SMIC. Question : quand ma mère ne sera plus capable de se débrouiller toute seule, que se passe-t-il monsieur le président du pouvoir d'achat ?!

Alors quid ? Que va pouvoir faire notre président ? Augmenter de 25% le minimum vieillesse sur son quinquennat, il l'a promis. Même si avec des "caisses vides" ça semble difficile (une fois le paquet-cadeau fiscal expédié...). Après tout s'il accorde plus de pouvoir d'achat aux retraités alors que pour celui des travailleurs il a juré qu'il n'avait plus un euro, ça ferait des jaloux !

En attendant, un os à ronger donc, 200 euros qui seront versés fin mars aux bénéficiaires du minimum retraite. Malgré l'augmentation du prix des matières premières, ça laisse quand même aux retraités du bas de l'échelle les moyens de manger des pâtes, ouf !

Les retraités, qui ont parait-il voté en masse pour Nicolas Sarkozy apprécieront sûrement .

Par Varg Veum
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