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Bienvenue sur l'OEIL - un regard sur Nicolas Sarkozy

"En politique,  ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux."

Alexis de Tocqueville ALEXIS DE TOCQUEVILLE

Homme politique et historien français (1805-1859)
Lundi 20 février 2006 1 20 /02 /2006 13:49
Nicolas Sarkozy est un fan des nouvelles technologies. On commençait à le savoir, on en est maintenant convaincu ! N'en jetez plus, CyberSarko est parmi nous. Il s'invite chez nous pour nous entrainer dans le grand tourbillon du débat de 2007 !

Vous avez peut-être comme moi reçu un mail de Nicolas Sarkozy vous invitant à "Participer au débat de 2007". Je me suis posé la question de savoir par quel truchement ce mail avait été envoyé, étant donné que si je m'intéresse à l'UMP c'est plus par méfiance que conviction politique ! N'étant pas une foudre de guerre en informatique, je n'avais pas vraiment trouvé d'élément de réponse... et voilà que le souvenir de ce SPAM franchement agaçant me revenant en mémoire, je refais quelques recheches et là je trouve des éléments de réponse !

Deux articles sur le site Kitetoa.fr :
- article 1
- article 2
Lire également la "lettre ouverte à Nicolas Sarkozy" du très sérieux site Linuxfrench.net, communauté francophone de Linuxiens (les utilisateurs du système d'exploitation "Linux").
Et pour finir une "revue de spam" établie par  SarkoSpam.net, un site carrément créé suite à cette vaste opération de mattraquage par email.

Avec ces éclairages de personnes plus penchés sur la technique, on est bien obligés d'admettre que ces courriels ont plus que majoritairement été envoyés en "opt out", c'est à dire sans le consentement de leurs destinataires...
Je n'ai personnellement jamais été inscrit au programme "ok2mail" dont il est question et qui est censé justifier le fait que je reçoive le mail.
Nicolas Sarkozy s'entoure de sociétés bien douteuses pour conduire sa croisade numérique, en l'occurence des sociétés spécialisées dans la collecte d'emails de manière plus ou moins légale, voire déjà condamnées pour des pratiques portant atteinte à la vie privée.

Espérons qu'il choisit ses collègues politiques avec plus de soins !
Par Varg Veum - Publié dans : démago-a-gogo
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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /2006 16:35
Une des mesures du plan de prévention de la déliquance de Nicolas Sarkozy vise à prévenir la déliquance dès l'enfance. Comment ? Par le biais de quels outils ? Quelles mesures et quelles solutions sont envisagées ?

Sources :

Un Fil de discussion sur Oedipe (le portail de la psychanalyse francophone) reprend un article du Monde du 8 novembre 2005 énonçant les grandes lignes du projet.

Etude de l'INSERM sur le trouble des comportements.

Un article exhaustif sur l'ensemble du projet est disponible sur le site inegalites.fr .


Un rapport fait par la commission « prévention » du Groupe d’Etudes Parlementaire sur la Sécurité Intérieure (GEPSI), présidée par Jacques-Alain Bénisti, député UMP du Val-de-Marne, préconise le suivi et l'encadrement des futurs délinquants dès leur plus jeune age. Avant qu'ils soient délinquants donc. Pêle mêle, on y trouve une stigmatisation des populations dites "à risque", qui sont ien évidemment issues majoritairement de l'immigration, et un appel à surveiller le bon apprentissage de la langue française, le bilinguisme étant presque considéré comme une pathologie...


Une expertise de l'INSERM  liste toute une série de "symptômes" permettant de déceler chez l'enfant de 3 ans et moins une nouvelle pathologie : "Le trouble des conduites".
La délinquance est donc abordée comme une "maladie" et non plus comme la résultante d'un contexte social ou économique. En route vers la tolérance zero !

Un fil de discussion sur  Oedipe reprend quelques uns des "symptômes" exposés dans le rapport :
"...indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas... "

Les enfants répondant à ces critères passeraient une série de tests pour savoir si ils dévient d'une norme de comportement :
" ...dépister dès les trois premières années de leur vie les enfants dont l’« instabilité émotionnelle (impulsivité, intolérance aux frustrations, non maîtrise de notre langue) [va] engendrer cette violence et venir alimenter les faits de délinquance »"

Le lien semble avéré...


"les enfants souffrant de ces troubles se retrouvent souvent parmi ceux qui " restent tard dehors la nuit avant 13 ans ", ont " fugué ou passé la nuit dehors ", ou " fait l'école buissonnière avant 13 ans ". " Chez ces jeunes, les violations des règles établies, seraient un prolongement des manifestations du trouble qui a commencé à la petite enfance ", selon l'Inserm.
" L'absentéisme, les incivilités à l'école et les situations d'échec scolaire ont été reliés aux troubles des conduites " que l'Inserm définit comme allant de désobéissances répétées à des agressions graves. L'Institut préconise " un repérage et une intervention précoces ", une amélioration " des échanges entre les acteurs de santé, les juges pour enfants et les juges aux affaires familiales ", des " interventions dans les familles à risques " et un " examen de santé vers 36 mois " car " à cet âge, on peut faire un premier repérage d'un tempérament difficile, d'une hyperactivité et des premiers symptômes du trouble des conduites ".

Personnellement il m'est arrivé à plusieures reprises de faire l'école buissonnière avant 13 ans, même avant 11, et j'ai également fugué de chez moi. Est-ce que ça voudrait dire que j'ai potentiellement un penchant à la déliquance ? Ca ne m'a pas pour autant empêché de grandir "dans le droit chemin" et d'avoir une situation dans la vie, un travail, un foyer... A moins que ça ne soit parce que je suis issu d'un foyer français de souche ?

"Entre 1 et 3 ans : seuls les parents, et en particulier la mère, ont un contact avec leurs enfants. Si ces derniers sont d’origine étrangère, elles devront s’obliger à parler le français dans leur foyer pour habituer les enfants à n’avoir que cette langue pour s’exprimer "

Doit-on comprendre que les enfants ayant grandis dans un foyer de parents étrangers et dans un contexte de balieue seraient plus sujets à la délinquance que les autres ?
L'échec scolaire, l'incivilité, l'absentéisme, le fait de mal maitriser la langue française deviendront-ils des critères pour orienter les enfants "en danger" vers l'apprentissage à 14 ans ?
Plus grave encore, certains chercheurs préconiseraient une médicalisation des enfants "repérés" à partir de 6 ans. Verra-t-on bientôt une dérive comparable à celle qui existe aux Etats Unis ?

Ca n'est pour l'instant qu'un rapport demandé pour étayer un projet de loi, mais on peut légitimement se préocuper fortement de ce que contiendrait un te projet s'il prenait pour acquis tout ce qui est édicté dans le rapport...
Si des troubles sont certainements décelables au plus jeune age de l'enfant, et peuvent laisser à penser qu'ils conduiront à une marginalisation et un comportement délinquant, cela reste une mesure scientifique à prendre avec des pincettes. La délinquance n'est pas une maladie. Le danger se situe dans la récupération politique qui pourrait être faite de ce genre d'études, surtout en ces temps de surenchère sécuritaire et de stigmatisation de certaines populations.

On ne peut encore une fois qu'être consternés devant un tel acharnement à ne pas considérer tous les aspects de la délinquance. Le contexte social ? Le contexte économique ? L'isolement ? Rien de tout ça, avec un bon CPE et un suivi psychiatrique éventuellement assorti de prise de médicaments, tout rentrera dans l'ordre...

Gardons l'oeil ouvert, et le bon.

Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Dimanche 19 février 2006 7 19 /02 /2006 15:51
Je vous invite à lire un article publié par Patrick Savidan (Maître de conférences en philosophie sociale et politique à l’Université de Paris-Sorbonne - Paris IV) sur le site de l'Observatoire des inégalités  étudiant les effets pervers des nouveaux CNE et CPE sur la condition salariale.
Très instructif, bien étayé, et malheureusement assez effrayant...


- Lien direct vers l'article
On y apprend entre autres que les motifs invoqués pour légitimer ces contrats sont partiellement infondés, et qu'ils vont mener à une transformation du rapport à l'emploi, et donc du travail, par la manière dont le droit du travail va être modifié...
Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /2006 17:29


"L’UMP prépare un projet politique pour la France, fondé sur une vision pour notre pays. Ce projet a une ambition culturelle ; mieux, il est fondamentalement culturel. Redresser notre économie, assurer le plein emploi, donner une place à chacun, rendre la réussite accessible à tous, moderniser et ouvrir notre démocratie, notre projet n’a en réalité qu’un seul objectif : que la France soit de nouveau une terre qui brille, qui brille dans tous les domaines, et notamment dans la science, les arts, les lettres et la culture."

Le discours s'ancre d'emblée dans une approche économique de la culture, ce qui peut ammener à craindre  le pire...

"Je crois dans le rôle de l’Etat et des collectivités territoriales – ô combien plus engagées d’ailleurs – pour soutenir la culture. Mais si la France a été, de longs siècles durant, l’un des foyers les plus prospères de la culture, ce n’est pas parce qu’elle a eu Louis XIV ou Malraux, c’est d’abord parce qu’elle a eu des artistes, et les plus grands."

Que doit-on comprendre à ça ? Que si la culture française a rayonnée à ce point c'est du fait de ses artistes et non des gens qui ont porté leur art ? Comment est-il envisageable qu'une culture puisse franchir des frontières par sa seule force créatrice, quand on voit la difficulté pour un artiste de s'exprimer localement ? Lancer des fleurs aux artistes français, c'est gentil, mais ça n'est pas ça qui les fera vivre. Et dire qu'on doit la renommée de la culture française à la qualité de ses artistes, c'est presque considérer que l'art peut vivre par la seule loi du marché. Si c'est vrai pour certains, c'est loin d'être le cas pour une très arge majorité des artistes !

"Paris n’est plus la capitale internationale de l’art comme elle l’était du temps de Chagall, Picasso, Kandinsky ou Miró. L’année dernière, 38% du chiffre d’affaires du marché de l’art a été réalisé à Londres contre 5,7% à Paris."

Voilà qui confirme mes craintes : être une capitale de l'art veut dire pour Nicolas Sarkozy générer un chiffre d'affaire sur le secteur artistique plus important que celui de son voisin.

"Comment faire pour qu’ils puissent vivre en France de leur métier, qu’ils deviennent des artistes et des auteurs à la fois aimés d’un public français et connus dans le monde entier ? Voilà la première question qui est posée à notre politique culturelle."

La principale préocupation en matière de politique culturelle est donc actuellement promouvoir un art aimé du public en France et à l'étranger. C'est affligeant de réductivisme. Vivre de son art sans pour autant avoir des visées planétaires, ça peut aussi être envisageable non ?

"...Je pense même que nous devons augmenter le budget du ministère de la culture puisque notre projet est de privilégier les dépenses d’avenir."

Entendre par là "faire des placements rentables à moyen ou long terme".

"En même temps, il faut cesser de mépriser les financements privés. La loi de 2003 sur le mécénat a mis notre pays au niveau des autres grandes nations s’agissant des facilités juridiques et fiscales. Ce sont maintenant les mentalités qui doivent changer. La France doit être un pays qui valorise ses mécènes, ses collectionneurs, ses fondations. Fixons des obligations de résultat aux établissements culturels en matière de mécénat. Et commençons bien sûr par avoir une politique économique qui ne fasse pas partir à l’étranger ceux qui ont de l’argent à investir, mais les fasse revenir."

On se soucie donc principalement des investisseurs...
Si le mécénat peut grandement contribuer au développement et au soutien de l'art, on peut en réfléchissant un brin imaginer la partialité d'un tel mode de financement : sélectif, à la recherche de rentabilité tant en terme d'image que financièrement.

"l’ouverture des établissements supérieurs d’enseignement, en particulier les grandes écoles, à des étudiants ayant un parcours artistique d’exception, afin de diversifier le profil de nos élites."

Diversifier le profil oui, mais en favorisant néanmoins les élites.

"Il faut regrouper la direction des médias, le ministère de la culture et l’Education nationale sous l’égide d’un seul ministère. Grâce à cela, la culture bénéficiera d’un budget renforcé, de capacités stratégiques supérieures et son poids politique sera incontournable... Le sujet, c'est de renforcer la programmation culturelle sur les chaînes généralistes, aux heures de grande écoute, avec des programmes de qualité."

Difuser une programmation de qualité à une heure de grande écoute, en promotionnant des artistes "aimés du public"... sic... quel sera le contenu de cette programmation culturelle ? Ou est la chance de réussite pour les artistes "peu rentables" ?

"aucun système d’attribution des aides n’est idéal... le gouvernement doit fixer des objectifs d’intérêt général à ces aides, en particulier pour celles qui sont renouvelables : par exemple, des objectifs en termes de diversité, de publics visés, et de succès auprès du public."

Et donc... établir des quotas par catégorie artistique ? Renouvelable, ça veut dire rentable ? Les aides ne seront-elles accordées que pour des manifestations qui auront fait leurs preuves après plusieures éditions ? Comment peut-on entendre concilier "renouvelable", "succès auprès du public" et "diversité" ? La diversité ne se trouve-t-elle pas justement dans l'opportunité d'essayer ? L'intêret général, en terme de droit je vois à peu près ce que ça veut dire, mais en terme artistique comment peut-on le traduire ?

Et les intermitents dans tout ça ? On pourrait s'attendre dans ce long discours à une série de proposition pour régler le problème de leurs conditions déplorables non ? Vous savez, ces intermitents massivements utilisés dans les grandes structures culturelles d'envergure nationale si chères à Nicolas Sarkozy... Ces intermitents qui représenteraient selon un rapport gouvernemental 20% du personnel employé par les grandes chaînes de télévision et de radio publique...  Ces intermitents que le même Nicolas Sarokzy fait déloger par des CRS lors de manifestations pacifistes... Voilà ce qu'en dit Nicolas Sarkozy :

"Force est de constater que le protocole de 2003 sur les artistes et techniciens intermittents n’a pas permis de retrouver l’équilibre financier du régime. Il faut construire un dispositif pérenne, qui cible les artistes et les techniciens, réprime les abus, et assure à nos artistes un niveau de vie digne, tenant compte du caractère nécessairement discontinu de leur activité. Je fais confiance aux partenaires sociaux pour envoyer dès le 14 février des signes en ce sens. Si la négociation échouait, mais seulement dans ce cas, et nous ne le souhaitons pas, le Parlement devrait prendre ses responsabilités."

Pas de proposition ni de mesures concrètes pour l'instant donc... Dommage.

Pour tenter de résumer le contenu de ce propos :
- centraliser la direction de la culture et des médias au sein d'un même ministère
- favoriser les artistes "d'exception"
- soutenir la qualité et répondre aux attentes du public
- soutenir des crétions pérènes assurant un succès certain
Encore une fois, comme sur tant d'autres sujet, Nicolas Sarkozy tient un discours simpliste et réducteur, axé sur le rendement économique. N'aura de soutient que ce qui est rentable.

Plus que jamais, cette phrase d'André Gide risque d'être d'actualité :

"L'art nait de souffrances, vit de luttes, et meurt de liberté".
Par Varg Veum - Publié dans : démago-a-gogo
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Jeudi 16 février 2006 4 16 /02 /2006 10:29
Je viens de tomber sur un article publié en juin 2005 par Laiguillon sur le site e-torpedo.
Sans pouvoir confirmer toutes les affirmations (deux énormes pages ! je laisse le soin aux acharnés de le faire) il faut reconnaître qu'il est très bien documenté et donne à réfléchir...


Pour lire l'article :
- Première partie
- Seconde partie

On y apprend (entre autres) comment Nicolas Sarkozy use de techniques de communication basées sur la forme au détriment du fond pour conquérir l'opinion publique, au travers de son parcours politique depuis plusieures années.
Je ne peux qu'inciter qui s'intéresse au personnage à parcourir cette "étude...
Par Varg Veum - Publié dans : démago-a-gogo
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Mercredi 15 février 2006 3 15 /02 /2006 21:33
Il semblerait que les CNE et CPE ne soient pas le Graal social que l'on nous a promis si l'on en juge par les premiers retours d'expérience sur le terrain. Et ce ne sont pas les juges des prud'hommes qui voient s'empiler les dossiers sur leur bureau qui diront le contraire !

Extrait d'un Article publié dans Le Monde du 11 Février 2006 :
"Les nouveaux contrats, CNE et CPE, accroissent l'insécurité sociale sans mettre les entreprises à l'abri des procédures judiciaires. Au contraire. Quand un pays connaît durablement un taux de chômage qui avoisine 10 %, comment pourrait-on reprocher à son gouvernement de rechercher les moyens de lutter contre ce fléau ? Tel est l'objectif affiché par l'ordonnance du 2 août 2005 relative au contrat de travail « nouvelles embauches » (CNE) et par le projet de loi relatif au contrat « première embauche » (CPE) en cours de discussion au Parlement. L'insécurité sociale supplémentaire créée par ces nouveaux contrats devrait satisfaire au moins une catégorie sociale : les chefs d'entreprise."

Et encore, pas si sûr ! Les employeurs peu scrupuleux qui se croyaient à l'abri  des prud'hommes  grâce au CNE doivent tomber de haut (voir les témoignages edifiants parus dans Le Monde du 14 février 2006).

Maintenant relisons gaiment le discours de l'UMP en faveur du CPE, du temps ou ils nous laissaient croire que l'adoption serait sujet à débat :
"Le contrat Première embauche a pour objectif de sortir de la précarité les jeunes qui enchaînent stages, CDD, intérim en ouvrant aux jeunes une voie plus rapide et plus sûre à un emploi stable"
(chapardé sur le site de l'UMP)

Et de critiquer le bilan des emplois jeunes :
"La gauche a condamné les jeunes au chômage
Que sont devenus les emplois jeunes du gouvernement Jospin et leur soi-disant utilité sociale? Combien de ces contrats précaires, nivelant par le bas la situation des jeunes, se sont transformés en CDI?"
Le Contrat Emploi Jeunes, au passage, n'a jamais eu d'autre ambition qu'un CDD de 5 ans, mais qui, lui, garantissait sur cette période un emploi stable et donc une expérience significative sur un CV.

Sans confirmer ni infirmer ce constat, on pourrait leur retourner la question : quelle sera dans deux ans le nombre de CNE et CPE qui en proportion auront débouché sur un CDI ?
Car il faudra bien attendre le terme de ces deux ans d'incertitude pour avoir une idée précise du bilan sur le CNE, première mouture du contrat qui va sauver tout le monde. Deux ans... les premiers CNE ayant été contractés à l'été 2005, deux ans ça nous ammène à l'été 2007... juste après le mois de mai. Mais au fait, il y a des éléctions en mai 2007 non ?!

Par Varg Veum - Publié dans : démago-a-gogo
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Mardi 14 février 2006 2 14 /02 /2006 15:47


Est-il besoin de rapeler que l'abus est  dangereux pour la santé ?
Par Varg Veum - Publié dans : 10 bons points = une belle image
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Mardi 14 février 2006 2 14 /02 /2006 15:20
Ca va arriver près de chez vous...
Par Varg Veum - Publié dans : 10 bons points = une belle image
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Mardi 14 février 2006 2 14 /02 /2006 14:47
L'UMP réagit vivement aux propos de Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, tenus sur les Harkis.


Si ces propos sont tout à fait condamnables, je m'étonne que les déclarations de Christian Vanneste sur les hommosexuels n'aient pas donné lieu à autant d'indignation ! Faut-il y voir une quelconque préférence ?

Il est toujours plus facile de balayer devant la porte du voisin (surtout avec des balayeurs immigrés importés à bas prix).
Par Varg Veum - Publié dans : Langue de bois
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Jeudi 9 février 2006 4 09 /02 /2006 17:06
Source : Le Monde.fr - 14 décembre 2005

Petit retour en arrière sur les propos du député UMP Christian Vanneste sur l'homosexualité, et sur la gestion qu'en a fait Nicolas Sarkozy.
(ou "comment faire d'un poids X mesures")

Chrsitian Vanneste, député UMP du nord, n'aime pas les homosexuels. Ou plus exactement il les considère comme une sous-race inférieure moralement aux hétérosexuels. Petit florilège de morceaux choisis :

- "Je reconnais bien volontiers que je défends une conception politique et sociale conservatrice" 
- "en raison de l'orientation sexuelle, l'homosexualité est une menace pour la survie de l'humanité".
(déclamé dans l'assemblée nationale).
- "Je n'ai pas dit qu'elle était dangereuse, j'ai dit qu'elle était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité"
- "Je critique les comportements, je dis qu'ils sont inférieurs moralement."
- "Nous parlons d'un problème qui touche le fondement même de l'humanité "
"Dans toutes les sociétés, on a écarté l'homosexualité et l'inceste. Je pense que l'homosexualité n'est pas innée mais qu'elle est acquise au niveau de l'adolescence et donc, qu'elle peut être rééduquée."

(Si ces propos vous choquent comme moi, je vous invite à lui laisser un mail pour lui en faire part : cvanneste@assemblee-nationale.fr )

Le seul mérite qu'on peut lui attribuer est d'être clair dans son propos !
Pour situer rapidement, Mr Vanneste est un ancien professeur de philosophie, auteur de la loi sur le rôle "positif" de la colonisation. On ne pourra donc pas dire qu'il n'a jamais eu de cours sur le rôle et l'importance du langage. Décor planté.
Quand on sait qu'il existe une branche des gays militant à l'UMP (GayLib), ça devient franchement ironique. GayLib a bien évidemment réagi vivement et on les comprend. Moi à leur place j'aurais cherché asile ailleurs qu'au parti qui cumule quand même Boutin et Vanneste !

Revenons maintenant sur la réponse de Nicolas Sarkozy à une question sur le sujet posé par un journaliste de Libération lors d'une interview :

 - Libération : Vous n'avez pas sanctionné les propos homophobes du député UMP Christian Vanneste. Est-ce une position tolérée au sein de votre parti ? 

- Nicolas Sarkozy : Ces propos, je les ai dénoncés fermement en conférence de presse. J'ai trente ans de vie politique derrière moi. On ne peut me reprocher aucune déclaration qui ne soit pas conforme aux valeurs de la République.

Dénoncer fermement c'est bien, mais après ? Des sanctions annoncées ? Que néni. Comment peut on se poser en défenseur des droits et ne pas prendre de mesure plus sévère quand on est chef d'un parti dont un député tient de tels propos ? Sarkozy considère que les mineurs délinquants méritent une sanction immédiate, visiblement il est plus grave d'être un petit déliquant qu'un élu représentant le peuple tenant des propos homophobes. Dans un sens Nicolas Sarkozy a raison, dans le cas de Vanneste il est probablement trop tard pour changer les choses.

Le même Sarkozy qui dans ladite interview qualifiait les méthodes d'ActUp à propos de leur fameuse affiched'extrémiste" et "directement inspirée des méthodes du Front National " semble réviser ses critères de jugement quand un discours qui aurait pu être estampillé FN provient de ses rangs...
Toujours dans la même interview, il affirme être "un rempart essentiel contre la montée du FN".
Forcément, si ça continue comme ça les électeurs du FN vont rappliquer en masse et Jean-Marie n'aura plus qu'à aller se rabiller.
"

Quel jeu joue Nicolas Sarkozy ??? Que doit on comprendre dans ce double discours ? Une volonté de racoler un électorat extrémiste ? De ne pas choquer certains de tes collaborateurs qui pourraient penser de même et peut être ne pas le dire haut et fort ? On n'y voit vraiment pas clair dans tout ça...

Edite (le 09/02/2008) :
Non seulement Mr Vaneste qui ne devait pas être présenté aux législatives a quand même figuré sur une liste UMP, mais en plus il se présente également sous l'étiquette UMP aux municipales de Tourcoing !
(im)Moralité : Nicolas Sarkozy protège les homophobe est les garde dans ses troupes...

Par Varg Veum - Publié dans : Langue de bois
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