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Fouiller l'Oeil

Bienvenue sur l'OEIL - un regard sur Nicolas Sarkozy

"En politique,  ce qu'il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c'est ce qui se passe sous nos yeux."

Alexis de Tocqueville ALEXIS DE TOCQUEVILLE

Homme politique et historien français (1805-1859)
Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 10:51

Voici la photo de notre nouveau président :






















Une photo bien lissée et à l'aspect plastique-sous-vide assez frappant... mais pas tant que ça quand on regarde les autres clichés du maître, Philippe Warrin qui est plutôt habitué aux couchers de soleil, ou aux tendres ébats sous les canisses ...

Rien de bien surprenant en somme, puisqu'on commence à être habitués à un chef d'état qui voue un culte disproportionné au glamour et aux paillettes. De là à dire qu'il (ab)use de la poudre aux yeux il n'y a qu'un pas ?

Non, je n'ai rien dit, pourquoi vous me regardez comme ça...

EDIT (15/01/08) : décidément il semblerait que l'usage de photoshop ne suffise plus, on fait comme on bon vieux temps du vitriol pour effacer les traces gênantes, les photos en lien dans ce post ont disparues peu de temps après la publication de cet article (sûrement pas à cause de celui-ci en particulier, l'info a fait le tour du net et été relayée moult fois). Etant donné que nous sommes aveugles donc, je décris : on pouvait y admirer des scènes d'enlacement torrides sous les canisses plus proches d'alerte à Malibu que d'un diner officiel... Ceci dit avec le recul, c'était dans le ton dès le départ !

Par Varg Veum - Publié dans : 10 bons points = une belle image
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Jeudi 24 mai 2007 4 24 /05 /2007 13:44
Source : L'express du 17 mai 2007

En france les journalistes jouissent de la liberté d'expression. Certes. Mais si on choisi les journalistes, quid de cette liberté ?


L'ex candidat de l'UMP, actuel président de la république, n'avait pas apprécié le "traitement" qui lui avait été réservé sur les chaines du service publique, en particulier France 3. On murmure donc qu'il pourrait y avoir de sérieux remaniements dans les stations régionales, comme à la tête de France 2 et France 3.

Pour avoir déplu au souverain, certains journalistes pourraient donc se voir remerciés, par le placement judicieux à la tête des chaines de directeurs plus honnêtes (comprendre : complaisants) avec le président de la république.

Bien sûr ça n'affole personne. Après tout ce sont nos împots qui financent le service publique, et le peuple l'a élu...
Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 13:46
Source : Rue89.com  , Article de Jérome Savre du 14/05/2006

Une inquiétante enquète s'intéresse aux enfants scolarisés dans les écoles parisiennes...
Très indiscrète, et peut être pas tout à fait légale !

Des parents d'enfants scolarisés sur Paris ont eu la surprise de se voir présenter un questionnaire, lancé de concert par la fondation MGEN et l'Académie de Paris. Il vise à "suivre sur 5 ans des enfants scolarisés pour mieux comprendre et prévenir certains troubles concernant la santé physique et psychique des enfants".
Fort est de constater que la similitude avec le projet de "Plan de prévention de la délinquance" de Nicolas Sarkozy, qui avait provoqué l'indignation dans le milieu de la psychanalyse, et plus généralement celui de la médecine, est troublant ! Surtout quand on sait que la MGEN travaille avec l'INSERM, auteur du rapport controversé qui transforme les troubles du comportement en pathologie, et si l'on y prend garde, qui assimilera un jour la délinquance à une maladie nécessitant des traitements préventifs, comme aux Etats Unis ou les enfants de primaire sous tranquilisants sont légions.

Exemples de question :
[est-ce que l'enfant]
- a déjà connu une crise ou une attaque durant la quelle il s'est senti subitement très effrayé ou paniqué,

- a déjà eu peur de sortir de chez lui seul, d'être dans la foule, de faire la queue, de passer sur un pont ou de voyager en bus, en train ou en
voiture
- a déjà eu l'habitude de vérifier, compter ou nettoyer de façon répétitive
- a déjà eu des pensées déplaisantes ou obsédantes comme ne pas avoir bien fermé la porte, alors qu'elle était bien fermée, ou que certaines
choses étaient sales alors que ce n'était pas le cas
- a déjà été emprisonné, arrêté ou condamné pour un crime
- a déjà tenté de mettre fin à ses jours ? et en dessous est précisé en italique: si oui, est-ce qu'il (elle) en est décédé ?

Suivent des questions sur les parents et l'entourage familial concernant l'alcool, la violence, mais aussi le milieu social et les revenus. Si l'on refuse de répondre à l'enquête, il en est demandé la raison...

En réfléchissant cinq petites minutes, on imagine aisément toutes les utilisations qui pourraient être faites d'une telle enquète, et surtout ses utilisations politiques potentielles :
"70% des enfants correspondant à votre milieu social et dont le père a connu des problèmes d'alcool ayant commis des actes de délinquance à l'adolescence, nous préconisons un suivi psychologique et un traitement médicamenteux pour votre fils dès l'age de 6 ans".
Vous pouvez toujours rire, on est en bonne voie.
Après tout pourquoi pas ? On fait déjà du fichage ADN sur les gamins pour du vol de jouets !

Si le projet de loi de Nicolas Sarkozy a été retiré sous la pression du collectif "Pas de 0 de conduite", ce type d'enquète pourrait bien servir à étayer le rapport de l'inserm en vue d'une nouvelle mouture...

Je vous invite à visiter le site de Pas de zero de conduite qui surveille de près ce type de dérives.
Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 12:05
Source : Lemonde.fr du 20 avril 2007

Article reproduit du site lemonde.fr (tous droits réservés)

On connaissait les vacances d'été pour faire passer des lois en douce, voilà maintenant qu'on profite aussi de la campagne des présidentielles pour préparer discrètement un décret dans le cadre de la LEN (loi de " " " confiance " " " sur l'économie numérique). Ce décret est probablement le plus liberticide  de la planète, pier que le Patriot Act américain, il prévoit tout simplement de garder une trace de toute activité sur l'internet français et sur les réseaux de téléphonie.
La levée de boucliers est à peu près unanime, exception faite des quelques grosses entreprises qui appuient le texte bien sûr.
La manière dont l'économie dicte par le biais des politiques qui lui sont acquis quelles sont les frontières entre liberté et surveillance fait froid dans le dos.

Dormez tranquile citoyens...


Discrètement, en marge de la campagne, le gouvernement prépare un décret qui, s'il était appliqué, tuerait l'Internet "made in France". En effet, sous prétexte de surveiller au plus près les internautes, un décret d'application de la loi sur la confiance dans l'économie numérique du 21 juin 2004, exige que les éditeurs de sites, les hébergeurs, les opérateurs de téléphonie fixe et mobile et les fournisseurs d'accès à Internet, conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile, pour les délivrer à la police judiciaire ou à l'Etat, sur simple demande.



Au-delà du coût incroyable que cette conservation représenterait, cette mesure ne pourrait que déclencher une défiance immédiate des Français à l'égard de leur téléphone mobile ou fixe, comme à l'égard des acteurs français d'Internet, assassinant instantanément l'économie numérique française, pourtant décrite comme stratégique par nos chers candidats.

Le décret en préparation exprime le fantasme "Big Brother" : tout savoir sur tout et tous, même l'impossible. Selon ce texte, les opérateurs téléphoniques, les fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs et les responsables de services en ligne (sites Web, blogs, etc.), devraient conserver pendant un an à leurs frais toutes les coordonnées et traces invisibles que laissent les utilisateurs lors d'un abonnement téléphonique ou à Internet, lors de leurs déplacements avec un téléphone allumé, lors de chaque appel ou de chaque connexion à Internet, de chaque diffusion ou consultation sur le Web d'un article, d'une photo, d'une vidéo, ou lors de chaque contribution à un blog.

En substance, devraient être conservés les mots de passe, "pseudos", codes d'accès confidentiels et autres identifiants, numéros de carte bancaire, détails de paiement, numéros de téléphone, adresses e-mail, adresses postales, le numéro de l'ordinateur ou du téléphone utilisé, le moyen d'accès à un réseau, les date et heure d'appel, de connexion et de chacune de leurs consultations ou contributions sur un site Internet.

A tant vouloir être exhaustif, le texte imposerait d'identifier quiconque, en France, aura mis en ligne, modifié ou supprimé une virgule dans son blog, un "chat", ou sur le Web. Techniquement, on peut, certes, tenter de savoir qui s'est connecté à un site et constater sur Internet ce qu'il diffuse à un instant donné.

Mais en cherchant à conserver la trace de la publication d'un contenu qui aura, par la suite, été retiré, le texte impose de facto de mémoriser systématiquement tout ce qui est mis en ligne, modifié et supprimé sur "l'Internet français". De l'avis unanime des spécialistes, c'est économiquement et techniquement impossible. Même les Etats-Unis de George W. Bush et leur "Patriot Act" post-11-Septembre n'ont jamais envisagé pareille conservation ou réglementation, qui soulèverait sans doute l'opinion publique américaine d'aujourd'hui, mais s'opère sans bruit en France.

Le coût, aussi bien pénal qu'économique, d'un tel dispositif serait colossal pour la France. En cas de résistance, ou juste de passivité, la sanction encourue est lourde : les fournisseurs d'accès à Internet ou les sites Internet français qui ne conserveraient pas toutes ces données seront passibles de 375 000 euros d'amende et leurs dirigeants, d'un an d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, sans compter la fermeture de l'entreprise, l'interdiction d'exercer une activité commerciale, etc.

Lors d'une réunion organisée en catimini le 8 mars 2007 par les ministères de l'intérieur et des finances - le ministère de la justice jouait, une nouvelle fois, les absents -, certains professionnels ont fait valoir, notamment, que cette conservation leur coûterait très cher en stockage informatique et en moyens humains. De plusieurs dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros par an de perte nette.

Pourtant, la plupart des sites Web, les Web radios, les blogs, la vidéo à la demande ou mobile, sont encore en quête d'un modèle économique pérenne. Déjà insécurisée par la complexité des enjeux de propriété intellectuelle, l'économie numérique de demain - celle du contenu et pas seulement de l'accès - serait encore fragilisée par une telle surenchère réglementaire franco-française.

En imposant aux entreprises françaises d'être des auxiliaires de justice ou des "indics", l'Etat fragilise tout un pan de l'économie de demain et de la démocratie d'aujourd'hui, en favorisant qui plus est, la domination déjà outrancière des grands acteurs internationaux de l'Internet, qui ne seront pas impactés à l'étranger. Jusqu'alors, seuls les fournisseurs français d'accès à l'Internet et hébergeurs étaient soumis à cette exigence et l'Etat, qui avait promis des compensations financières aux coûts induits par une surveillance des moindres faits et gestes de leurs clients, met tant de mauvaise grâce à s'acquitter des indemnités dues que certains d'entre eux ont renoncé à en réclamer le règlement, préférant envisager la délocalisation pure et simple de leurs activités...

Ces menaces proférées par quelques poids lourds de l'Internet en France font sourire Bercy, qui semble n'avoir pas encore compris qu'Internet est un réseau mondial dont de nombreux prestataires peuvent s'établir et payer leurs impôts presque où bon leur semble.

Il reste que la confusion des genres est totale. Toutes les données conservées seraient accessibles à la police administrative (RG, DST, etc.) comme à la police judiciaire, pendant un an. Les réquisitions administratives pour la "prévention du terrorisme" seraient également conservées un an dans des fichiers tenus par les ministères de l'intérieur et de la défense. Les réponses à ces mêmes réquisitions - nos traces, donc - seraient, pour leur part, conservées pendant trois ans supplémentaires et communicables à la police judiciaire.

Ainsi, des données récoltées sur la base de requêtes administratives initialement motivées par la prévention du terrorisme pourraient se retrouver dans le dossier d'un juge d'instruction en charge d'une affaire de droit à l'image, de diffamation ou de contrefaçon, par exemple, sans que les personnes mises en cause par des traces informatiques vieilles de 4 ans, puissent connaître - ni contester - l'origine ou la pertinence de ces données, ni le contexte dans lequel elles avaient été recueillies, en dehors de toute procédure judiciaire, sans magistrat ni contradictoire, quatre ans auparavant.

Ce projet de décret constitue donc une véritable menace de mort. Il est inquiétant pour trois raisons essentielles. D'abord, le coût. A vouloir faire conserver et restituer par les entreprises, sous peine d'investissements à perte, de prison et d'amendes, des traces qu'elles n'ont pas de raisons ou de possibilité d'avoir, la France créerait une distorsion de concurrence au détriment de sa propre économie numérique, pourtant motrice de notre croissance. Un internaute choisira plus aisément un site non surveillé qu'un site français pour s'informer, même s'il n'a rien à craindre de sa recherche.


Ensuite, la confusion entre le renseignement d'Etat et la justice, qui relègue la séparation des pouvoirs au rang de fiction juridique. Enfin, le risque qu'un tel dispositif ferait peser sur la régularité des procédures judiciaires au regard de notre procédure pénale. C'est-à-dire le risque de priver une politique de sécurité de toute efficacité.

Certes, le gouvernement consultera la CNIL, brandie en épouvantail par les ministères. Mais l'avis de celle-ci, même défavorable, sera dépourvu du moindre effet juridique depuis la refonte de la loi informatique et libertés intervenue en 2004. Certes, l'équilibre entre sécurité, croissance, libertés et efficacité est complexe. Au demeurant, aucune de ces valeurs ne s'illustre dans ce projet de décret, dont la rédaction est aujourd'hui laissée à un consensus entre technocrates et techniciens qui, quels que soient les résultats des échéances électorales, seront encore là demain.

Ce qui pourrait n'être qu'un décret illisible de plus est aujourd'hui une menace de mort pour le développement du numérique en France et pour tous les acteurs concernés de près ou de loin par celui-ci, de la presse aux blogueurs, en passant par la grande distribution, les opérateurs de téléphonie, les fournisseurs de logiciels, les fabricants d'ordinateurs, etc.

Sous prétexte de lutter contre la menace réelle du terrorisme, l'Etat français prend - comme aucun autre - le risque de tuer une part non négligeable de l'avenir du pays, sans aucun état d'âme et dans le silence assourdissant d'une campagne présidentielle omniprésente sur Internet, mais muette sur le développement de l'Internet.

Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 12:00
Source : Le monde.fr du 5 mai 2007

Article repris du site lemonde.fr

Lisez attentivement. Voilà la France d'après, celle que nous a promis Nicolas Sarkozy, ou un gamin qui vole des jouet peut se retrouver avec l'interdiction d'exercer certains métiers 10 ans plus tard, et fiché aux côté des grands criminels. Plus de demi-mesures. C'est ça la tolérance zéro, la compréhension zéro aussi...


L
eur père est choqué. Deux frères de 8 et 11 ans pourraient se voir prélever leur ADN par la gendarmerie pour avoir volé deux tamagotchi et deux balles rebondissantes dans un hypermarché du Nord, raconte Le Parisien, samedi 5 mai. Les échantillons seraient conservés dans le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).

Des gendarmes se sont rendus cette semaine au domicile familial. "Ils venaient nous apporter une convocation pour vol dans la mesure où le magasin a porté plainte, explique le père au Parisien. Ils ont expliqué à mon fils aîné qu'il serait photographié, qu'on lui prendrait ses empreintes digitales et aussi ses empreintes génétiques, ajoutant même que mon fils ne pourra pas forcément faire le métier qu'il veut plus tard car il sera fiché !"

Comme beaucoup de Français, le père pensait que le fichage génétique était réservé aux délinquant sexuels, et aux adultes. Pour surprenant que cela puisse paraître, il n'en n'est rien, précise Le Parisien : la loi ne prévoit pas d'âge minimum, rappelle le quotidien.

ÉLARGISSEMENT CROISSANT DU FICHAGE DEPUIS 2003

Depuis la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure de 2003, une centaine de délits obligent à se soumettre au prélèvement génétique. Limitée, à l'origine, aux infractions sexuelles, la législation concerne aujourd'hui les meurtres et les cambriolages, les vols simples, les tags ou les dégradations. Le prélèvement s'applique aux personnes condamnées mais aussi aux simples suspects.

Depuis l'entrée en vigueur de ces dispositions, le Fnaeg explose. Entre 2003 et 2006, le nombre de profils enregistrés est passé de 2 807 à plus de 330 000. Bien que ce système ait permis d'élucider plus de 5 000 affaires, ceux qui s'opposent aux prélèvements dénoncent l'instauration d'un "répertoire de masse". Les refus de prélèvements génétiques pour des petits délits se multiplient, entraînant des procès.

"CE N'EST PAS DU BÉTAIL QUE L'ON DOIT MARQUER AU FER"

Le père des auteurs du larcin s'opposera au fichage génétique de ses enfants, le cas échéant, malgré les lourdes sanctions prévues pour les contrevenants : jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

"Ce n'est pas du bétail que l'on doit marquer au fer", plaide-t-il dans Le Parisien. Les parents des deux chapardeurs les ont punis et sermonnés, et se réjouissaient initialement du passage des gendarmes et de ses vertus pédagogiques.

"Cette situation met en lumière les dérives possibles de l'utilisation abusive du fichage génétique", réagit Josiane Bigot, magistrat et président du Réseau pour l'accès au(x) droit(s) des enfants et des jeunes, dans Le Parisien.

Le père et les deux fils étaient convoqués samedi après-midi à la gendarmerie pour "audition des enfants".

Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 7 mai 2007 1 07 /05 /2007 11:57
Dimanche 6 mai 20h00 :

Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /2007 12:24

La Ligue des droits de l'homme appelle dans un communiqué à un vote en faveur de Ségolène Royal pour faire cesser "le choix du tout répressif, le recul des droits des justiciables, les attaques contre l’indépendance des juges".

Je ne peux que partager leur point de vue et vous inciter à lire ce communiqué pour réaliser qu'il y a bien eu une régression ces dernières années : régression sociale, des libertés, et avant tout régression des relations entre les citoyens. Et cet état des lieux ne peut qu'aller en s'aggravant si Nicolas Sarkozy accède à la plus haute fonction politique.

N'oublions pas qu'il a une conception eugénique de la délinquance. N'oublions pas qu'il laisse un de ses députés traiter les homosexuels de sous-hommes sans le désavouer publiquement. N'oublions pas qu'il règle les problèmes des immigrés clandestins en se contentant de fermer leurs lieux d'hébergement sans avoir de solution derrière. N'oublions pas qu'il insulte la France en lui promettant de la mettre au travail, alors qu'il y a déjà des millions de salariés qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, ce qui ne peut qu'empirer avec le contrat de travail unique qu'il veut mettre en place. N'oublions pas qu'il n'a rien réglé au problème des banlieues : ce n'est pas en combattant les conséquences qu'on s'attaque aux causes. Une politique de répression n'a jamais apporté de solutions aux problèmes, elle se contente de maintenir fermement les populations en place...

Je refuse de vivre dans une société ou j'ai peur de mon prochain.

Ce vote sera bien celui de l'espoir contre la peur, sans aucun doute.      


Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 15:07

On a beaucoup parlé de vote utile pour ce premier tour.

Visiblement beaucoup d'électeurs ont eu cette idée en tête, qu'ils aient voté pour l'UDF, le PS ou l'UMP. Au final, les partis "alternatifs" ont fait de  maigres scores, ce qui risque d'entrainer une grande frustration de leurs militants et sympathisants, qu'ils aient voté utile ou suivi leurs conviction.

Quelle réaction et quelle attitude adopteront-ils au second tour dans ce cas ?

Voter pour quelqu'un qui n'est pas vraiment "son" candidat est un acte difficile qui est tout à l'honneur de ceux qui l'ont accompli. Ca n'est pas facile, on a l'impression de se trahir, et au final on se demande ce qu'il reste pour le second tour.
Ce comportement a couté beaucoup aux petits partis, mais il faut se rappeler le traumatisme profond de 2002, et ne pas placer les électeurs qui ont douté sur le bucher de la démocratie. On ne peut pas en vouloir à des électeurs d'avoir envie de tailler l'extrème droite en pièce par le moyen d'expression le plus direct qui soit, et le plus démocratique (contrairement à ce qu'affirme le FN).

En tous cas il y a une chose à ne pas oublier : sur les deux candidats restants, il n'y en a qu'un qui sera ouvert à d'autres partis pour son gouvernement tout en respectant les différences, l'autre ne fera pas de concessions et ne partagera pas une miette du pouvoir comme il le fait déjà.

Voter utile, c'est surtout ne pas s'abstenir au second tour !

Par Varg Veum - Publié dans : liberté j'aurais ta peau
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Lundi 23 avril 2007 1 23 /04 /2007 10:46
Ca y est, le premier tour est passé, et on sait enfin quels sont les deux sélectionnés pour le second.

Ce vote nous aura appris plusieurs choses :

Tout d'abord que le peuple français est capable d'une large mobilisation et se sent plus concerné par la politique que lors des élections précédentes. C'est un appel aux politiques en soi, un appel à prendre tous les français en considération, et donc une marque de confiance considérable. La ou le vainqueur de ces élections aura une lourde responsabilité, et si elle n'est pas assumée, elle grèvera pour longtemps la relation entre la tête du pouvoir et le peuple. C'est aussi un appel au reste du monde, signifiant un rejet des extrêmes pour laver l'affront de 2002.

Mais les résultats nous apprennent aussi qu'une femme, malgré son handicap premier, à savoir le fait qu'elle est une femme, et malgré toutes les attaques qu'elle a subi, a su réunir un capital de voies qui lui fait honneur. Les piques et les brimades n'auront pas suffi à la maintenir en troisième ou quatrième position.

En connaissance de tout cela, les français vont avoir à choisir entre deux personnes, deux partis, mais avant tout deux conceptions de la politique réellement différentes. Si sur certains points (le domaine économique en particulier) la marge de manoeuvre reste évidement limitée du fait que nous sommes inscrits dans un mécanisme mondial sur lequel nous ne pouvons que peu influer, la politique peut néanmoins peser sur énormément de choses quant à nos propres règles de fonctionnement : le politique de l'emploi, la protection sociale, les services à la collectivité, autant de choses qui malgré le libéralisme ambiant peut rendre la vie plus ou moins agréable, et croyez moi, là dessus il subsiste une différence réelle entre une politique de gauche et une politique de droite.

Nicolas Sarkozy promet de "protéger les Français (…) qui ont peur de l'avenir, qui se sentent fragiles, vulnérables, qui trouvent la vie de plus en plus lourde, de plus en plus dure".
En tant qu'héritier de la politique de la peur, légitime cousin proche des faucons américains, cette affirmation en peut que sembler ridicule. Lui qui a maintenu la population dans une peur permanente pour assoir son statut de sauveur ne peut être crédible dans ce discours : peur des immigrés, peur des jeunes de banlieue et des jeunes en général, peur de la concurrence, peur de ne pas être à l'a hauteur, pour résumer, peur de l'autre, et peur de ce qui est "autre". C'est par cette politique que l'incompréhension et la méfiance a gagné du terrain, et c'est probablement aussi cette politique qui a amené près de 90% des français à aller voter le week-end dernier, lançant ainsi un cri qui est un appel à vivre ensemble.

Les artistes et intermittents du spectacle (chargés par des CRS à plusieurs reprises lors de manifestations pacifistes), les personnes âgées (à qui on a supprimé une partie de leurs aides avant de demander aux français de travailler plus pour les aider), les salariés à revenus modestes et situations précaires (à qui on a vendu un CNE), les jeunes travailleurs (à qui on a essayé de vendre un CPE soit disant pour leur bien), les enfants d'immigrés et les immigrants potentiels (qu'on veut essayer de sélectionner comme un bétail sur l'état de leur gencives et leur capacité à contribuer à la grandeur de la France) savent bien ou devraient savoir que de telles allégations sont un pur mensonge démagogique.
Je pense que Mr Sarkozy ne trompe que les siens.

Celui qui a contribué à détruire le lien social entre les français ne peut pas rassembler sinon par la peur. Si au lieu de nous morfondre et de nous plaindre de l'obscurité nous allumions la plus petite lumière, nous verrions que nous ne sommes pas si seuls que ça, que nos voisins ne nous veulent pas nécessairement du mal, et qu'au contraire ils souffrent comme nous d'être coupés de la société par une méfiance maladive.

Qu'il y ait du chômage, des difficultés économiques, des aléas, ou que tout aille bien, la confiance dans l'autre est nécessaire à toute société pour qu'il y fasse bon vivre, elle doit être restaurée, et ce n'est pas avec Nicolas Sarkozy qu'on y parviendra.
Par Varg Veum - Publié dans : démago-a-gogo
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /2007 16:56
Le candidat Sarkozy a lancé son site en .fr.
Ce fut visiblement un lancement en fanfare. Passé les cafouillages techniques, une fois essuyées les critiques de la CNIL sur les méthodes de collecte d'information, toujours est-il que le site est là, et qu'on va quand même faire une petite visite de curiosité.
Et là c'est le feu d'artifice, le grand show, le débélage à l'américaine, le concert de chanteur d'origine belge exilé en suisse, Pink Floyd sur scène à côté de Nicolas Sarkozy c'est un pin's clignotant.

1) NicolasSarkozyTiVi :
La "NSTV" (Non Sans rire Tu t'es Vu ?) qui balise à peu près toutes les pages du site colporte la parole du berger de Neuilly.
On y retrouve les soutiens de l'UMP, mais aussi de simples citoyennes lambda en manteau de fourrure qui s'inquiètent de savoir si Sarkozy tiendra ses promesses. La France d'en bas a enfin droit à la parole !

2) La Sarko-boutique :
En parlant de colporteur, ne ratez pas la visite de la boutique Sarkozy où vous trouverez de quoi être élégante pour vos courses madame, donner envie à votre enfant d'étudier en classe sous le regard bienveillant du père fouetard (personnellement si j'avais eu la photo de Sarkozy sur ma trousse à l'école je n'en aurais pas mené large !), mais également le très seyant tablier Sarkozy avec lequel vous ne raterez plus aucune recette car "Tout devient possible" ! Oui vous avez bien lû, à vous les délicats soufflés au fromage ou les meringues que vous avez toujours râté, pour la modique somme de pas 15, pas 20, mais bien 24 euros (frais de port 6 euros non compris) vous pourrez enfin épater vos amis par des prouesses culinaires insoupçonnées !!!
En guise de description dudit tablier, on a droit à
"Grâce à un astucieux système de serre taille, vous l'enfilez ou le retirez en un temps record ! "
(le site ne précise cependant pas pas s'il parle du tablier ou du candidat).
Au passage, en parlant de "made in", le site ne précise pas ou sont fabriqués ces produits, on ne saura donc pas s'ils ont été manufacturés par des clandestins fraîchement reconduits chez eux en charter...

3) Si vous voulez soutenir Nicolas, envoyez "Nicolas" au 31767 :
Non vous ne rêvez pas, le racolage va même jusqu'aux SMS de soutien, malheureusement contrairement à l'émission on ne peut pas voter pour qu'il soit exclu du loft.

4) Démagogie 1 - Débat constructif 0 :
Vous pouvez également rejoindre les "Supporters de Nicolas Sarkozy".
Avec blason de l'équipe à l'appui, vous pouvez rejoindre les supporters, car Sarkozy c'est une équipe qui gagne à lui tout seul. En fait d'équipes, il s'agit bien évidemment de recruter des relais de diffusion pour les tracts et autres affiches.

Bref, je vous laisse finir la visite si le coeur vous en dit.

Je sais, je me moque, c'est facile et méchant, mais après tout avec Sarkozy tout devient possible, je ne fais qu'appliquer les méthodes de la "cellule riposte" made in UMP. Et puis cette propagande nauséeuse, c'est quand même un peu effrayant comme conception de la politique et de la démocratie non ?

Par Varg Veum - Publié dans : 10 bons points = une belle image
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